Depuis 1840, au même coin de rue.
La plaque devant le magasin dit que c’est le plus ancien magasin général en activité continue en Amérique du Nord, à son emplacement d’origine. Voici de quoi ça a l’air de l’intérieur.
Là où l’histoire est toujours vivante.
Ici, l’histoire n’est pas derrière une vitre. On marche dessus, on l’ouvre, on la lit. Entrez, faites le tour, et dites-nous ce que vous en pensez.

Les planchers
Le bois franc d’origine, avec ses marques et tout. Interrogés séparément sur ce qu’on remarque le plus dans ce bâtiment, nous avons tous les deux donné la même réponse : les planchers, et les différentes sortes de planches.

Les tiroirs
Les tablettes et les tiroirs d’origine, toujours utilisés.

Plus vieux que le téléphone
Le magasin était ouvert avant l’invention du téléphone.

Le registre de 1862
Tenu en livres, shillings et pence, « parce qu’on n’était pas encore le Canada ».

L’enseigne
Neuve, et accrochée par les gardiens actuels eux-mêmes.
- Le train. Un ensemble de 1953 qui fait tout le tour du magasin, au-dessus des tablettes.
- Le cheval. Mécanique. Vingt-cinq sous le tour.
- Le calendrier de la Banque Royale. Plus vieux que celui de la banque.
- Le bureau de poste. Ce bâtiment en a été un. Les casiers postaux nous sont revenus en don.
- Le plafond. Levez les yeux : les trous et les grilles marquent l’emplacement des poêles à bois ventrus.
Treize noms sur le tableau près de la porte.
Le magasin a été tenu par une lignée de gens, chacun pour un temps. Notre nom est le dernier sur le tableau. On ne se voit pas tant comme les propriétaires que comme les gardiens actuels d’un magasin qui appartient à Pakenham.
- Archibald McArthur & Robert Brown 1840–1859
- Robert Brown –1876
- Robert Brown & David M. Scott –1879
- Robert Scott & William Halliday –1888
- Robert Scott & Son (Albert) –1905
- Albert, William L. & G. Harold Scott –1927
- William L. & G. Harold Scott –1947
- William L., G. Harold & Robert A. Scott –1964
- Robert A. Scott –1981
- John & Yvonne Hayes –1987
- Brian & Carol Bean –2002
- Rodney R. Bell –2021
- Wanda & Brian Clark aujourd’hui
Tel qu’inscrit sur le tableau à l’intérieur du magasin.
Un bâtiment qui se fait entendre.
Les planchers sont d’origine, et on voit les planches changer sous nos pieds d’une pièce à l’autre. Le bâtiment n’a pas été conçu pour une boulangerie, un comptoir réfrigéré ou un poste de lavage, et il nous le fait savoir.
Quand il pleut, le toit et les fondations se défendent encore. On répare ce qu’il faut réparer et on continue, pour le village qui l’a bâti.

Le village le voit comme le sien. Nous aussi.
Vous n’arrivez pas avant la fermeture? On laisse votre céleri sur le perron. Vous payez à votre prochaine visite.
C’est arrivé plus d’une fois. Personne n’a jamais manqué de revenir.
Chats perdus, ventes de garage, l’expo de courtepointes, le repas partagé sur Macfarlane.
Les avis du village s’affichent près de la porte, gratuitement, aussi longtemps qu’il le faut.
Le train de 1953, les vieux casiers postaux, les calendriers et les photos : donnés par des voisins, étiquetés à leur nom.
Ce n’est pas à nous de les vendre ou de les donner. On les garde là où tout le monde peut les voir.
Tenu par les Clark depuis 2021, le treizième nom sur le tableau près de la porte.
The History of Pakenham, 1823–2023.
La page des archives du Bulletin a une source : Robert Gardiner, un jeune historien du village, et son livre The History of Pakenham 1823–2023. Il est sur les tablettes à l’étage, pour qui veut rapporter un morceau du village à la maison.

